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James Richards - Radio At Night

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Du 12/04/2016 au 05/06/2016
Horaires d'ouverture : Non renseigné
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Publié le 17/05/2016

Dans le cadre de L’ÉCRAN : SONS D’ARTIFICES

Cette deuxième édition de LÉcran, programme dédié au film et à la vidéo, s’intéresse plus particulièrement aux relations entre film et musique à travers des œuvres d’artistes et de réalisateurs internationaux de différentes générations. Ces œuvres examinent les liens que ces artistes et réalisateurs entretiennent, de manière tout à fait distinctes, entre image en mouvement et compositions musicales et mettent en évidence les stratégies sonores développées pour soutenir la narration, qu’il s’agisse d’une bande son composée spécialement en collaboration avec l’artiste ou bien d’un collage de musiques existantes. La vidéo Radio at Night de l’artiste britanique James Richards est le second rendez-vous de ce programme.

Commissaire : Anne-Sophie Dinant

JAMES RICHARDS - RADIO AT NIGHT, 2015 Vidéo, 8 min.

Dans ses vidéos James Richards associe ses propres prises de vues à des images existantes tirées de films d’archives ou d’Internet pour créer une narration personnelleDans Radio at Night, les images sont juxtaposées pour former un ensemble de représentations dont la sensibilité poétique fait écho au travail de l’artiste et réalisateur britannique Derek Jarman (1942-1994) auquel cette œuvre rend hommage. Des scènes de fêtes et de carnavals sont mêlées à des images issues de films sur l’industrie alimentaire, de films éducatifs tels que des documentaires médicaux ou des scènes plus intimes. Ces images-matériau que l’artiste agence avec virtuosité au montage deviennent la matière première avec laquelle il construit son œuvre. Comme il le dit lui-même : “J’aime l’idée de traiter l’image comme quelque chose de très abstrait, comme si il s’agissait de sculpture ou de peinture abstraite. Je suis intéressé par la série de sensations que l’image peut produire, comment les sensations émergent d’un matériau. Le matériau résulte aussi d’une certaine composition, il apporte d’autres dimensions et d’autres nuances.”

La bande sonore composée par l’artiste évoque la musique expérimentale du groupe Coil, anciens collaborateurs de Derek Jarman. Elle inclut des arrangements électroniques et les voix du trio Juice qui performent des extraits de The enemies of She Who call her various names, un poème de la poète féministe américaine Judy Grahn. La critique d’art Isla Leaver-Yap souligne que “dans le travail de James Richards, le son soumet le spectateur à une architecture acoustique spécifique dans le but d’influencer la lecture des images présentées à l’écran, particulièrement celles qui représentent la figure humaine.” Le titre Radio at Night fait référence à un texte de l’artiste Ian White (1971–2013) qui ‘propose l’idée d’une d’atmosphère rendue par le son qui est transmise et existe grâce à la technologie’. James Richards entretient dans ses films une relation particulière du corps à l’espace dans lequel les personnages évoluent et cette relation s’étend aux espaces d’exposition. Installations filmiques ou sonores sont souvent créées in situ. 

Cette vidéo est une commande du Walker Art Center, Minneapolis, avec le soutien de la Fondation Bentson.

James Richards, Radio at Night, 2015 Vidéo numérique, 8 min. Commande du Walker Art Center, Minneapolis, avec le soutien de la Fondation Bentson. Courtesy de l'artiste, Rodeo gallery, Londres et Cabinet, Londres.

Bibliographie