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Faudrait voir (à ne pas manquer) : Les momies ne mentent jamais

Momies Cap Sciences
Une actualité de Sophie Poirier
Publié le 31/01/2017
S’il y a un peu d’ironie à lire ce titre d’exposition au vu de l’actualité, le sujet des momies est des plus sérieux. À Cap Sciences, jusqu’au 5 mars, vous avez l’occasion d’une expérience de face-à-face avec la mort : avouez que ça ne fera pas une visite de musée banale.
Mais d’abord, rassurez-vous, vous pouvez aller les regarder sans craindre les malédictions. Il semblerait que le phénomène légendaire qui toucha les découvreurs de tombeaux égyptiens ne soit pas en vigueur ici.
De l’Égypte, vous aurez des choses à apprendre… Mais le cœur de l’exposition, ce sont ces neufs véritables momies incas, présentées sous vitrine. En entrant dans cette salle, avec l’obscurité et la température fraîche, une appréhension vous prendra : veut-on vraiment voir des momies d’aussi près ?
L’œil s’accrochera au corps, la peau comme un cuir fripé et cuit, et puis ce visage… Si vous avez l’âme sensible, peut-être ferez-vous quelques cauchemars. Une momie devant soi, la rencontre n’est pas anodine. C’est à la fois la mort en face et le témoignage direct d’une civilisation disparue. Ces minutieuses préparations de conservation des corps prévoyaient un long voyage à travers l’éternité : on peut considérer qu’une partie du projet funéraire a réussi, puisque voilà ces incas à Bordeaux, en 2017.
D’après Nicolas Barret, le commissaire d’exposition, les momies ont beaucoup à nous dire. Longtemps considérées comme des « témoins muets » du passé, elles transmettent, grâce à l’évolution des techniques scientifiques, des informations précieuses sur les modes de vie et les rites funéraires.
L’autre intérêt de l’exposition tient aux histoires singulières de certaines momies, trouvées dans le monde entier. En vrac : un moine bouddhiste, seul cas connu d’auto-momification ; des momifications naturelles ; Rosalia, la plus belle et intacte momie, découverte dans une catacombe de Palerme ; une momie bretonne et le cœur de son mari ; des sacrifices et des réductions de tête ; et la destinée étonnante d’Elmer le bandit, qui une fois embaumé, devint une attraction célèbre, montrée dans les cirques américains.

Des générations de petits bordelais sont allées voir (le jeudi après-midi) les momies conservées dans la crypte de la flèche Saint-Michel (enterrées désormais au Cimetière de la Chartreuse). Les enfants d’aujourd’hui, eux, se souviendront de celles de Cap Sciences. Les adultes, aussi.

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